La santé respiratoire est influencée par de nombreux facteurs, dont l’environnement dans lequel nous vivons. Si la pollution extérieure est souvent médiatisée, l’air à l’intérieur de nos logements peut être jusqu’à 5 fois plus pollué. Pour les personnes souffrant d’asthme, d’allergies ou de maladies respiratoires chroniques, mais aussi pour prévenir ces troubles, la qualité de l’air intérieur est un enjeu de santé publique majeur. Voici ce que recommandent les experts.

Les principaux polluants intérieurs et leurs effets
Nos logements abritent une variété de polluants : composés organiques volatils (COV) émis par les meubles, peintures et produits d’entretien, allergènes (acariens, poils d’animaux), moisissures favorisées par l’humidité, et monoxyde de carbone (CO) en cas d’appareil défectueux. Leur inhalation prolongée peut irriter les voies respiratoires, provoquer des crises d’asthme, des rhinites allergiques et, à long terme, aggraver des pathologies existantes.
La première recommandation : assurer un renouvellement d’air suffisant
La solution n°1 pour diluer et évacuer ces polluants est la ventilation. Les experts sont unanimes : une ventilation mécanique contrôlée (VMC) est bien plus efficace qu’une aération manuelle occasionnelle. Une VMC fonctionne en continu, extrait l’air vicié des pièces humides (où se développent moisissures et acariens) et le remplace par de l’air neuf. Pour les sanitaires et salles de bains, point critique d’humidité, une vmc pour salle de bain efficace est souvent recommandée en complément ou en remplacement d’un système vieillissant.
Les bonnes pratiques à adopter d’urgence
- Ne jamais obstruer les aérations : Les grilles d’entrée d’air et bouches d’extraction sont vos poumons mécaniques. Les boucher revient à retenir les polluants chez vous.
- Aérer quotidiennement : Même avec une VMC, ouvrir les fenêtres en grand 10 à 15 minutes par jour permet un renouvellement profond.
- Contrôler et limiter les sources : Utilisez des produits d’entretien écologiques, évitez les parfums d’intérieur en spray, ventilez pendant et après les activités génératrices de pollution (bricolage, ménage).
- Maintenir une humidité relative entre 40% et 60% : Un hygromètre peu coûteux vous aide à surveiller ce paramètre clé pour limiter acariens et moisissures.
Le rôle des matériaux et de l’ameublement dans la qualité de l’air intérieur
Au-delà de la ventilation et des habitudes quotidiennes, les experts soulignent l’importance des matériaux utilisés dans le logement. Les revêtements de sol, les peintures murales, les colles, ainsi que certains meubles neufs peuvent émettre des composés organiques volatils pendant plusieurs mois, voire plusieurs années.
Ces émissions invisibles contribuent à une pollution chronique de l’air intérieur, souvent sous-estimée. Privilégier des matériaux certifiés à faibles émissions, repérés par des labels environnementaux, permet de réduire significativement cette exposition au quotidien.
L’impact du chauffage et des appareils domestiques
Les systèmes de chauffage jouent également un rôle clé dans la santé de l’air intérieur. Les appareils à combustion mal entretenus peuvent dégager des polluants dangereux comme le monoxyde de carbone ou les oxydes d’azote.
Les experts recommandent un entretien annuel obligatoire des chaudières et poêles, ainsi que l’installation de détecteurs de monoxyde de carbone pour renforcer la sécurité. Même les appareils électriques peuvent influencer la qualité de l’air en favorisant l’assèchement excessif ou la circulation de poussières s’ils sont mal utilisés.
La qualité de l’air intérieur chez les populations sensibles
Certaines populations sont particulièrement vulnérables à une mauvaise qualité de l’air intérieur. Les nourrissons, dont le système respiratoire est encore en développement, les personnes âgées, ainsi que les individus immunodéprimés ou atteints de maladies chroniques, sont plus sensibles aux polluants.
Dans ces foyers, les experts insistent sur une vigilance accrue, avec une ventilation renforcée, un nettoyage régulier sans produits agressifs, et une attention particulière portée aux signes précoces d’irritation ou d’inconfort respiratoire.
Le nettoyage : un équilibre à trouver
Contrairement aux idées reçues, nettoyer trop fréquemment ou avec des produits puissants peut parfois aggraver la pollution intérieure. Les sprays désinfectants, lingettes parfumées et solvants libèrent des substances irritantes dans l’air.
Les spécialistes recommandent des méthodes simples : aération pendant le ménage, utilisation de produits neutres ou faits maison, et aspiration régulière avec un aspirateur équipé d’un filtre performant. Un environnement propre, mais non surchargé de produits chimiques, favorise un air plus sain.
Quand consulter un professionnel ?
Si des symptômes respiratoires semblent liés au domicile, ou si vous observez des signes d’humidité (condensation permanente, moisissures), il est conseillé de faire évaluer votre système de ventilation par un expert. Il pourra préconiser une mise aux normes, un nettoyage du réseau ou l’installation d’un système plus performant comme une VMC double flux, qui filtre également l’air entrant.
Prendre en main la santé de son air intérieur
Agir pour la qualité de l’air chez soi est un acte de prévention santé accessible à tous. En suivant ces recommandations et en dotant son logement d’une ventilation adaptée, on crée un environnement protecteur pour les poumons de toute la famille, au quotidien et sur le long terme.




