Il y a une heure dans la journée que beaucoup de gens gèrent mal sans vraiment s’en rendre compte. Ce n’est pas le matin, même chaotique, ni l’après-midi, même chargé. C’est la transition entre la fin du travail et le moment où l’on essaie de dormir. Cette zone floue de deux ou trois heures est souvent remplie de stimulations diverses – téléphone, actualités, séries, conversations – et le cerveau arrive au lit aussi actif qu’à 14h. Le résultat, on le connaît : on s’endort mal, on se réveille fatigué, et on recommence.
Ce que la recherche sur le sommeil a progressivement mis en évidence, c’est que le problème n’est pas l’insomnie en tant que telle, mais la façon dont on prépare – ou plutôt dont on omet de préparer – le passage vers le repos. Le cerveau a besoin d’une rampe de descente, pas d’un interrupteur. Des environnements pensés autour de cette idée, comme sankra casino, qui structure ses expériences pour alterner tension et décompression de façon naturelle, illustrent bien ce principe : même dans des contextes stimulants, le rythme peut être conçu pour ne pas épuiser. Appliqué à la vie quotidienne, ce principe change beaucoup de choses.
Pourquoi le cerveau ne « s’éteint » pas sur commande
Le système nerveux sympathique – celui qui gère le stress, l’alerte et la concentration – ne se coupe pas au moment où l’on pose son ordinateur. Il reste actif tant qu’il reçoit des signaux qui lui indiquent que la journée continue. Une notification, une conversation tendue, une série haletante : chacun de ces éléments envoie un message clair au cerveau que ce n’est pas encore le moment de ralentir.
Le cortisol, hormone principale du stress, suit un cycle naturel avec un pic le matin et une baisse progressive vers le soir. Mais si l’environnement maintient un niveau d’activation élevé jusqu’à 23h, ce cycle se dérègle. Le corps tente de dormir sans avoir eu le temps de descendre en régime, ce qui produit un sommeil superficiel et peu réparateur, même en quantité suffisante. La bonne nouvelle dans tout cela, c’est que ce mécanisme répond très bien aux signaux environnementaux. Le cerveau est très réceptif aux indices qui lui indiquent que la journée se termine – lumière tamisée, température plus fraîche, activités calmes, absence de sollicitations. Il ne faut pas grand-chose pour amorcer la descente, à condition de commencer suffisamment tôt.
Ce qui fonctionne vraiment, et ce qui ne fonctionne pas
| Activité du soir | Effet sur le cerveau | Recommandée |
| Écrans avec contenu rapide | Maintient l’éveil, stimule la dopamine | Non |
| Lecture physique | Ralentit le rythme cognitif, favorise la somnolence | Oui |
| Sport intense après 20h | Élève le cortisol et la température corporelle | Non |
| Marche légère en soirée | Régule le système nerveux sans surcharger | Oui |
| Actualités anxiogènes | Active l’amygdale, déclenche des ruminations | Non |
| Musique douce ou podcast calme | Occupe l’esprit sans le stimuler | Oui |
| Repas lourd tard le soir | Mobilise l’énergie digestive au détriment du sommeil | Non |
Ce tableau ne cherche pas à prescrire une perfection inaccessible. Il s’agit simplement de comprendre les effets réels de chaque choix pour pouvoir en faire de meilleurs, sans culpabilité ni rigidité excessive.
Construire une routine qui tient dans le temps
Une routine du soir efficace n’a pas besoin d’être complexe ni longue. L’essentiel, c’est la régularité et la cohérence des signaux envoyés au cerveau. Voici comment construire quelque chose de réaliste. La première étape concrète, c’est de définir une heure de coupure des écrans professionnels. Pas forcément des écrans en général dans un premier temps, mais au minimum des contenus directement liés au travail – mails, messages professionnels, dossiers en cours. Cette séparation symbolique mais réelle permet au cerveau de sortir du mode « tâches en cours » et d’arrêter de tourner autour des problèmes non résolus.
La deuxième étape, c’est d’introduire une activité de transition. Quelque chose de court – vingt minutes suffisent – qui n’est ni du repos complet ni une stimulation forte. Une marche, un repas préparé avec soin, un bain chaud : ces activités occupent suffisamment l’esprit pour couper le flux de pensées liées à la journée, sans générer de nouvelles tensions. La troisième étape, souvent sous-estimée, c’est de préparer physiquement l’environnement. Baisser les lumières une heure avant de dormir, réduire la température de la pièce si possible, éloigner le téléphone de la chambre. Ces ajustements en apparence anodins envoient au cerveau des signaux cohérents avec l’approche du sommeil et facilitent la transition de façon naturelle, sans effort de volonté particulier.
Ce qui rend une routine du soir durable, c’est qu’elle n’est pas vécue comme une contrainte mais comme un espace que l’on se réserve. Non pas pour être productif, non pas pour optimiser quoi que ce soit, mais simplement pour revenir à soi avant que la journée ne se termine. C’est sans doute la forme de soin la plus simple, la plus accessible et la plus régulièrement négligée qui soit.



